Le Chemin de fer clandestin

À l’époque de l’esclavage, le chemin de fer clandestin était un réseau de routes, de lieux et de personnes qui aidaient les esclaves du Sud américain à s’échapper vers le Nord. Le nom de « Chemin de fer clandestin” a été utilisé métaphoriquement, pas littéralement. Ce n’était pas un véritable chemin de fer, mais il servait au même but: il transportait des personnes sur de longues distances. Il ne fonctionnait pas non plus sous terre, mais à travers des maisons, des granges, des églises et des entreprises. Les gens qui travaillaient pour le Chemin de fer clandestin avaient une passion pour la justice et la volonté de mettre fin à la pratique de l’esclavage — une volonté si forte qu’ils ont risqué leur vie et mis en péril leur propre liberté pour aider les personnes asservies à échapper à la servitude et à les garder en sécurité le long de la route.

Selon certaines estimations, entre 1810 et 1850, le Chemin de fer clandestin a aidé à guider cent mille esclaves vers la liberté. Au fur et à mesure que le réseau se développait, la métaphore du chemin de fer est restée. Des « conducteurs » ont guidé des esclaves en fuite d’un endroit à l’autre le long des routes. Les lieux qui abritaient les fuyards étaient appelés « stations”, et les personnes qui cachaient les esclaves étaient appelées « maîtres de gare ».”Les fugitifs voyageant le long des routes étaient appelés « passagers” et ceux qui étaient arrivés dans les refuges étaient appelés « cargaison ». »

L’érudition contemporaine a montré que la plupart de ceux qui ont participé au Chemin de fer clandestin travaillaient en grande partie seuls, plutôt que dans le cadre d’un groupe organisé. Il y avait des gens de nombreuses professions et de nombreux niveaux de revenus, y compris d’anciens esclaves. Selon les récits historiques du chemin de fer, les conducteurs se faisaient souvent passer pour des esclaves et faisaient sortir les fuyards des plantations. En raison du danger associé à la capture, ils menaient une grande partie de leur activité la nuit. Les conducteurs et les passagers voyageaient de refuge en refuge, souvent avec 16 à 19 kilomètres (10 à 20 miles) entre chaque arrêt. Des lanternes dans les fenêtres les ont accueillis et ont promis la sécurité. Les patrouilles qui cherchaient à attraper les esclaves étaient souvent à bout de souffle.

Ces images du chemin de fer clandestin sont restées dans l’esprit de la nation, et elles ont capturé le cœur des écrivains, qui ont raconté des histoires à suspense de passages sombres et dangereux et d’évasions dramatiques de personnes asservies. Cependant, les historiens qui étudient le chemin de fer luttent pour séparer la vérité du mythe. Un certain nombre d’historiens éminents qui ont consacré leur vie à découvrir les vérités du chemin de fer clandestin affirment qu’une grande partie de l’activité n’était pas en fait cachée, mais plutôt menée ouvertement et en plein jour. Eric Foner est l’un de ces historiens. Il s’est plongé profondément dans l’histoire du chemin de fer et a découvert que bien qu’il existait un grand réseau qui gardait ses activités secrètes, le réseau est devenu si puissant qu’il a étendu les limites de son mythe. Malgré cela, le Chemin de fer clandestin était au cœur du mouvement abolitionniste. Le chemin de fer accentue les divisions entre le Nord et le Sud, ce qui ouvre la voie à la guerre civile.

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