Respiration orale chez les nouveau-nés†

Les nouveau-nés sont considérés comme des respirateurs nasaux obligatoires, donc dépendants d’une voie respiratoire nasale brevetée pour la ventilation. Les conditions dans lesquelles la respiration buccale pouvait se produire et la contribution de la ventilation buccale à la ventilation totale ont été étudiées chez 30 nourrissons nés à terme en bonne santé (âgés de 1 à 3 jours). Le débit d’air nasal et oral a été mesuré à l’aide de deux pneumotachomètres adaptés à la résistance, et la fréquence cardiaque tcPo2, et CO2 et l’état de sommeil ont été enregistrés en continu. Chez trois des 10 nourrissons étudiés dans un sommeil non perturbé, une respiration oronasale spontanée a été notée pendant un sommeil actif et calme (durée moyenne 19 ± 25 minutes), la distribution du volume courant étant de 70% ± 12% par voie nasale et de 30% ± 12% par voie orale. Des épisodes de respiration oronasale ont également été observés après des pleurs chez six nourrissons (durée moyenne 21±19 secondes). Chez 20 nourrissons supplémentaires, plusieurs occlusions nasales en fin d’expiration de 15 secondes ont été réalisées; huit (40%) de ces nourrissons ont initié et maintenu une respiration orale en réponse à une occlusion nasale. La fréquence respiratoire, le volume courant, la fréquence cardiaque et la tcPo2 n’ont pas changé lorsque la respiration orale s’est produite en réponse à une occlusion nasale, bien que la ventilation par minute ait diminué de 265 à 199 ml / min / kg (P < 0,05). Ces résultats démontrent que les nouveau-nés peuvent utiliser les voies respiratoires buccales pour la ventilation, à la fois spontanément et en réponse à une occlusion nasale complète.

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